"A une période plus chargée de l’année, il aurait pu en être autrement". Entendez : les conséquences auraient pu être graves.
Il est 1h du matin en Grèce la nuit dernière lorsqu’une panne de courant, dont l’origine n’est pas encore connue, a plongé les contrôleurs aériens grecs "dans le noir total pendant huit minutes".
Au total, les systèmes alternatifs ont mis un quart d’heure à prendre le relais, tandis que le rétablissement de l’image radar a tardé encore davantage, a indiqué le ministère grec des Transports.
Selon un des représentants du syndicat des contrôleurs aériens grecs, la cinquantaine d’avions survolaient le pays à ce moment là n’a pas été mise en danger, les contrôleurs ayant gardé un contact verbal avec les équipages.
Le trafic a été perturbé plusieurs heures, occasionnant de nombreux retards à l’arrivée et au départ de la Grèce.
Le syndicat n’a pas d’explication sur les motifs de la panne de courant et les défaillances du système alternatif, alors que l’ensemble des services publics grecs, dont l’entreprise publique d’électricité, en voie de privatisation, sont perturbés par des débrayages déclarés ou non, des occupations et des manifestations
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Le 24 janvier 2011, la loi sur l'organisation du service et l'information des passagers dans les entreprises de transport aérien de passagers a été votée à l'Assemblée nationale.
L'UNSA avait exprimé préalablement les inquiétudes de ses syndicats et son appréciation sur ce projet en considérant qu'il était inutile, inopportun et constituait une attaque disproportionnée au droit de grève.
L'UNSA a été reçu par Éric Diard, promoteur du texte et Daniel Goldberg. Nous avons précisé nos positions.
Sur l'opportunité du texte.
L'UNSA comprend et partage la colère des passagers laissés sans information fiable et sans prise en charge dans les aérogares que ce soit en cas de conflit social ou en cas de perturbation autre du trafic.
Ce texte ne s’intéresse qu'aux perturbations liées à la grève. Il introduit une obligation d'information préalable des voyageurs qu'en cas de conflit social ce qui est loin d'être le cas le plus fréquent. D'autre part, on ne sait pas à qui incombe cette obligation.
L'UNSA constate que sur les derniers conflits sociaux dans l'aérien, les compagnies ont été informées très en amont par les syndicats et ont sciemment décidé de ne pas alléger les plans de vol. Cette attitude visant à l'évidence à faire porter aux salariés la responsabilité des retards et des annulations de dernière minute.
Sur l'utilité du texte
La prévention des conflits et l'amélioration du dialogue social sont une priorité pour l'UNSA. Nous pensons que des progrès sont possible dès lors que la voie contractuelle est utilisé. Ce fût le cas en 2001 à la RATP, en 2003 à la SNCF et en 2006 dans les transports urbains. A chaque fois l'UNSA a pris ses responsabilités en signant ces accords collectifs.
Par contre, comme le montrent les suites de la loi du 21 août 2007 sur la continuité du service dans les transports terrestres réguliers de voyageurs, l'UNSA constate que le recourt à la voie réglementaire ou législative a pour effet de vitrifier les accords et de briser la dynamique contractuelle.
Aussi, les négociations sur un accord cadre de prévention des conflits, citées dans le projet de loi Diard n'ont aucune chance d'aboutir sur une quelconque signature. L'ensemble des organisations syndicales ayant exprimé leur hostilité à la démarche engagée sous cette forme. Il n'y aura donc pas d'accord collectif étendant le recourt à un préavis obligatoire dans le secteur aérien. Pour l'UNSA, vue des passagers, ce texte est donc contre productif puisqu'il va durcir les relations sociales par la stigmatisation des salariés.
Une attaque disproportionnée du droit de grève
Le droit de grève est un droit constitutionnel. En 2007, lorsque Xavier Bertrand a fait sa loi sur le service minimum dans les transports terrestres de voyageurs, il a tenu compte du rapport MANDELKERN sur l'équilibre entre les deux droits constitutionnels que sont le droit de grève et la continuité du service public.
Dans le projet de loi Diard, il n'est pas question de service public mais d'introduire des mesures très contraignantes sur l'exercice du droit de grève au nom de la sauvegarde de l'ordre public. Pour l'UNSA, c'est la porte ouverte à toutes les dérives...
Sur l'obligation d'informer 48 heures à l'avance son employeur de son intention de participer à chaque journée de grève, il s'agit d'une mesure qui va générer des contentieux juridiques dans la mesure ou, dans le secteur concerné, la notion de préavis n'est pas obligatoire. Il est probable que cette loi va donc avoir un effet extrêmement pervers et redoutable pour les passagers en incitant les organisations syndicales à déclencher des mouvements de grève sans avertir préalablement l'employeur de la date du début du conflit.
En conclusion
L’UNSA a rappelé que cette loi sur l’encadrement du droit de grève dans les transports aérien risque fort d’être frappée d’anti-constitutionnalité. Elle va à l’encontre des intérêts des passagers tant les moyens mis en œuvre sont techniquement irréalistes.
Autant dire que si elle devait être votée, cette loi porterait les germes d’une atteinte au droit de grève, voire à la liberté individuelle, par le précédent que constitue sa justification par le recourt à la notion de sauvegarde de l'ordre public dans des cas qui ne le justifient nullement.
L'information des passagers est de la responsabilité des compagnies. La prévention des conflits, par la voie contractuelle, reste la solution la plus crédible. Il faut toutefois que les compagnies sortent d'une logique négationniste vis à vis des conflits sociaux.
Suite aux mouvements sociaux dans certaines compagnies aériennes et dans la sûreté aéroportuaire une proposition de loi a été déposée pour encadrer le droit (...) Lire la suite
Suite aux mouvements sociaux dans certaines compagnies aériennes et dans la sûreté aéroportuaire une proposition de loi a été déposée pour encadrer le droit de grève des salariés relevant des entreprises du secteur. L’Assemblée nationale en débat le 24 janvier 2011.
Une délégation UNSA est intervenue auprès du Député M Diard afin de lui exprimer son profond désaccord sur son projet de loi.
L’occasion de rappeler que cette loi sur l’encadrement du droit de grève risque fort d’être frappé d’anti constitutionalité.
De plus, contrairement aux accords contractuels mis en place à la RATP ou à la SNCF sur le principe « de la continuité du Service public » cette loi serait mise en place afin de ne pas « gêner l’ordre public ».
Autant dire que si elle devait être votée, cette loi comporterait les germes d’atteinte à la liberté individuelle qui finirait par être utilisée à chaque fois que l’ordre public est considéré perturbé.
Pour accueillir dans de meilleures conditions les passagers, la prévisibilité du trafic doit être organisée davantage en amont, en créant un parc hôtelier plus important, un accueil sanitaire adapté, la création d’un service d’accueil conséquent …
Pour l’UNSA, concernant le recrutement et la formation des agents de la sûreté aéroportuaire, Il faut être vigilant sur le statut juridique du donneur d’ordre. Il pourrait être fait appel à la DGAC dès lors que le gestionnaire de la plate forme est une entreprise privée agissant déjà elle-même sous délégation de Service public.
A l’occasion de cette nouvelle année, M. Coppey, vient aujourd'hui présenter ses voeux aux salariés de la société ASF.
Nul doute qu'il sera fait état du chemin parcouru ces dernières années, de la nécessaire et positive évolution de la société depuis le rachat par VINCI et des perspectives de M. le PDG-ASF pour l'année à venir.
Mais cette intervention de M. Coppey n'a réellement de sens que si elle ne se traduit pas par un simple monologue, car, autant que vous, M. le Président Directeur Général, les salariés ont un vécu de cette évolution et des perspectives du groupe VINCI au sein de la société ASF, ils en subissent d’ailleurs les effets au quotidien.
Dans un contexte social délétère et face à une Direction générale qui a réduit le dialogue social à un point tel qu’il est devenu quasiment impossible aujourd’hui d’exprimer les revendications et les attentes des salariés, nous n'avons d'autres choix que celui d'imposer notre présence comme nous le faisons aujourd’hui.
Concernant le dialogue social justement, les négociations se déroulent toutes avec au préalable soit une dénonciation des conventions existantes soit une menace à peine voilée de la DRH de mettre en place ses projets de manière unilatérale, si d’aventure les organisations syndicales ne se plient pas à ses directives autocratiques.
Et, quand il ne s’agit pas de négociations où elle intègre systématiquement une réduction des acquis, cette même direction s’autorise sans aucune retenue à déroger et dévoyer, voire même à enfreindre certaines règles légales et les dispositions conventionnelles qui ont pourtant fait l'objet d'un cadre négocié avec les organisations syndicales.
Dans notre entreprise ASF, qui vit désormais sous le joug du groupe VINCI, ce ne sont pas moins de 1400 emplois qui ont été détruits depuis 2006, ce qui représente en un peu plus de 5 années :
environ ¼ des effectifs de janvier 2006 (6000 CDI et CDD),
228 emplois supprimés en moyenne chaque année,
19 départs non remplacés par mois.
sur ces volumes conséquents et si on écarte les départs dits « naturels », depuis la présence de VINCI au second semestre 2006, ce sont :
quelques 530 ruptures brutales telles que licenciements, démissions ou ruptures conventionnelles qui s’apparentent pour ces dernières dans leur grande majorité, à des ruptures fortement conseillées aux salariés concernés.
Ce sont donc en moyenne 2 salariés qui quittent chaque semaine l’entreprise dans des conditions autres que celles de fins de carrières méritées.
Les salariés prennent désormais pleinement conscience des effets de votre politique. Ils vivent très mal ce management par la peur qui engendre stress et mal être au quotidien, et sont inquiets pour leur avenir. Ces 1400 postes supprimés sont principalement dus au développement outrancier de l’automatisation des gares de péage qui va en 2012 produire des effets encore plus dévastateurs chez les salariés puisque l’on supprime désormais leur outil de travail, à savoir les cabines de perception du péage.
Car, contrairement à vos allégations dans la presse, M. le Président Directeur Général, l'automatisation n'est pas ce que vous qualifiez d’opportunité pour les salariés d'élever leurs compétences, ni même de « s’épanouir dans d’autres tâches » comme le prétend le management d’ASF elle n’est en fait qu’une « arme de destruction massive» de nos emplois. Ce n'est pas non plus “une formidable révolution technologique”, mais seulement une extraordinaire pompe à fric au seul service du groupe VINCI et de ses actionnaires pour qui le salarié devient plus que
jamais une simple variable d’ajustement et l’usager considéré comme une vache à lait.
Parallèlement à cela, la direction d’ASF modifie également les organisations des autres services, Administratifs, Télécom, Patrouille, Viabilité, Filière Technique et autres pour réduire drastiquement les effectifs, ce qui a nécessairement pour effet de tendre encore plus les relations professionnelles. Cette politique induit inévitablement stress, tensions, craintes, suspicion et dégrade petit à petit la santé des salariés, elle est éminemment génératrice de risques psycho-sociaux importants, mais, là encore, la Direction reste autiste face à toutes ces réalités.
La réduction des effectifs et le refus d'embaucher sont les fruits d’un dogme, et sont malheureusement les piliers de votre politique sociale.
Au moment où la crise frappe tous les citoyens avec une explosion sans précédent du chômage, où les difficultés économiques vont croissantes, ASF, entreprise prospère s’il en est, voit ses résultats croître malgré tout.
ASF ainsi qu’ESCOTA et COFIROUTE sont devenues avec le temps le « portefeuille » du groupe VINCI qui, au vu de ses résultats devrait donner l'exemple en agissant de manière citoyenne pour stopper d’urgence l’hémorragie de l’emploi. Il semble d’ailleurs que c’est ce qui est aujourd’hui demandé au plus haut niveau de l’état par le président de la République lui-même qui n’est pourtant pas connu comme étant as un philanthrope dans l’âme. Cet engagement est aussi celui de bien d’autres hommes politiques qui déclarent aujourd’hui vouloir faire de l’emploi leur priorité immédiate.
Pour ce faire, VINCI, VINCI Autoroutes et ASF devraient non seulement maintenir les effectifs mais embaucher de manière à respecter, dans un premier temps, leurs engagements conventionnels. Car, contrairement à ce que semble penser Vinci, le mot embaucher n’est pas un gros mot, mais un moyen qui permettrait très certainement d’aider notre pays et nos concitoyens à surmonter cette crise sans précédent, sans pour autant que les actionnaires du groupe ne ressentent de difficultés financières.
Chaque salarié d’ASF rapporte 140 000 € de Résultat Net par an. Ce qui prouve bien que la réussite de l'entreprise ASF est le fruit du travail de ses salariés, et non celui des actionnaires du groupe VINCI.
Ces salariés ont fait de l'entreprise ce qu'elle est aujourd'hui, ce qui devrait vous conduire à avoir à leur égard le respect et la considération qu’ils méritent.
Ils vous demandent, en conséquence, M. le Président Directeur Général, ce que vous envisagez de faire pour eux en 2012 pour partager les fruits de cette réussite et desserrer enfin cet étau générateur de tant de souffrances et de risques psychosociaux.
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FEUX VERTS N° 8
JANVIER-FEVRIER 2012
Durant la période traditionnelle des voeux, que pouvons-nous souhaiter de plus pour les salariés que nous ne revendiquons déjà à longueur d'année. Une augmentation du pouvoir d'achat, le maintien des emplois, l'amélioration des conditions de travail, la fin des discriminations et enfin une (...) Lire la suite
  
La Fédération Autonome des Transports est, au sens juridique, une Union de syndicats.
Chaque syndicat a son propre montant de cotisation.